Premiers délais tenus pour le déploiement du SI Orbis au CH du Mans

  • Communiqué de presse
  • Paris, France
  • mars 17, 2011

Le centre hospitalier (CH) du Mans a terminé à la date prévue la première étape du déploiement du système d’information (SI) Orbis, de l’éditeur Agfa, dont l’achèvement est toujours prévu à l’été 2013.

La production de documents médicaux du CH du Mans (Sarthe) a basculé "en big bang" vers Orbis le 19 octobre 2010. Depuis lors, les 340 médecins de l'établissement ont rédigé 41.000 comptes rendus (CR) de consultations, 22.800 CR d'hospitalisations, 6.500 CR d'examens, 6.000 CR opératoires et 9.500 courriers au moyen de leur nouveau SI, rapporte Vincent Trély, directeur du système d'information du CH, dans un entretien à TICsanté.

De plus, la gestion des rendez-vous a définitivement migré vers Orbis depuis le 1er janvier 2010 et l'intégralité des documents et informations enregistrés depuis le 1er janvier 2006 ont été récupérés à l'aide d'une interface spécifique avec les logiciels de gestion administrative et financière développés par McKesson.

Le "palier 2" du déploiement d'Orbis, entamé peu après l'attribution du marché le 27 juillet 2009, "respecte scrupuleusement le planning initial", souligne-t-il. Plus de 800 médecins et secrétaires médicaux ont été formés à la maîtrise de ces nouvelles applications.

La prochaine phase programmée concerne la mise en œuvre du dossier de soins et du dossier médical "hors spécialités". Trois services pilotes (chirurgie viscérale, hospitalisation de gynécologie, médecine interne) ont démarré l'expérimentation "en production", à partir des "fichiers standard" fournis par Agfa. Leurs observations serviront à "adapter les formulaires aux demandes des médecins", explique-t-il.

La généralisation devrait durer "moins de trois mois" et s'achever avant la fin 2011. Au préalable, plus de 1.000 personnels soignants devront être initiés à ces nouvelles applications.

Dans le même temps, "tous les médecins passeront à la dictée numérique et au moins quelques uns utiliseront la reconnaissance vocale" du logiciel Speech Magic, fourni par Nuance. Certains praticiens des services de dermatologie et de rhumatologie auraient déjà manifesté leur intérêt pour ces outils.

En outre, la solution de gestion des transports hospitaliers Theo, de l'éditeur Lenrek, devrait aussi être opérationnelle en 2011.

Par la suite, "le circuit du médicament sera le gros morceau en 2012", prévoit-il. Le CH du Mans a déjà acquis en avril 2007 l'application Pharma, de Computer Engineering, utilisée aujourd'hui pour la gestion de la pharmacie centrale et des commandes globales, tandis que deux services de gériatrie, la dermatologie et l'unité de consultation et de soins ambulatoires aux détenus (UCSA) l'utilisent pour leurs prescriptions.

"Ces services ont déjà essuyé les plâtres avec Pharma et seront sites pilotes pour la prescription électronique avec Orbis", annonce-t-il. Le calendrier n'est pas encore arrêté mais le DSI évoque "l'espoir d'un déploiement au second semestre 2012".

Par ailleurs, les dossiers de spécialités médicales seront installés au gré des opportunités. Ainsi, les travaux relatifs au dossier de cancérologie débuteront à la fin du mois de mars 2011, en concertation avec l'agence régionale de santé et le réseau Onco Pays de la Loire, afin d'assurer la liaison avec le dossier communicant de cancérologie (DCC), précise-t-il.

D'autres volets d'Orbis resteront à mettre en œuvre, en particulier la gestion des urgences et des blocs opératoires, ainsi que le recueil des actes et des prestations. La fin du projet reste fixée à septembre 2013, soit quatre ans après son commencement.

Le montant global de la mise en œuvre du nouveau SI du CH du Mans sera proche de 7 millions d'euros, dont 3,6 millions pour le marché attribué à Agfa.

L'établissement a déjà reçu près de 2 millions d'euros dans le cadre de la première tranche du plan Hôpital 2012, pour une dépense prise en compte de 3 millions d'euros. Le financement du solde fera l'objet d'une nouvelle demande de subvention, dans le cadre de la deuxième tranche d'Hôpital 2012.

"Il n'y a pas d'inquiétude particulière, même si l'hôpital n'est pas très à l'aise sur sa capacité d'autofinancement", affirme Vincent Trély. "Nous avons bon espoir, car nous avons tenu les délais et nous restons mobilisés. (…) Si nous ne poursuivons pas les investissements, cela reviendra à enterrer le projet".

Source: TIC Santé