Le CHU de Nantes mise sur l'innovation pour optimiser l'ergonomie et la qualité de prise en charge du patient grâce à la salle numérisée intégrée DX-Si
- Communiqué de presse
- January 25, 2008 15:12
Les hôpitaux français sont encore loin d'avoir accompli leur révolution numérique dans le domaine de la radiologie. Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes n'en est cependant plus très loin car la plupart de ses unités de radiologie disposent désormais de systèmes numérisés.
Dernier en date, le service de consultation de chirurgie orthopédique a fait l'acquisition en août 2007 du DX-Si, le système de radiographie numérisée d'Agfa HealthCare, suite à un appel d'offres.
Ce service disposait jusque-là de deux salles de radiologie conventionnelles à "développement humide".
"L'objectif de cette acquisition était avant tout de un grand pas en avant dans la qualité et la fiabilité des résultats diagnostiques", explique Thierry Havet, ingénieur biomédical au CHU et chargé à ce titre de rédiger les cahiers des charges des nouveaux dispositifs médicaux et de mener à bien les opérations d'achat et d'installation.
Premier bilan
Au bout de quelques mois d'utilisation du nouvel équipement, incluant la formation de six manipulateurs, un premier bilan peut être tiré. Il apparaît largement positif.
"Le système DX-Si est précis, fiable et ergonomique", résume Thierry Havet. Son originalité, rappelons-le, est d'intégrer dans un même espace une salle de radiologie conventionnelle automatisée, la station NX de visualisation, de traitement des images et d'échanges d'informations, et l'unité de numérisation DX-S à haut débit comprenant des détecteurs conçus avec la technologie DirectriX à aiguilles associée à un module de lecture haute résolution Scanhead.
"C'est le seul dispositif de radiologie numérique du marché à offrir cette intégration avec une salle de radiologie, précise Thierry Havet. Tous les autres systèmes correspondent soit à des dispositifs de numérisation classiques basés sur des plaques phosphores, soit à des
salles de radiologie.
Une facilité de manipulation appréciable
En quoi cette intégration améliore-t-elle la qualité et la fiabilité des examens ? "C'est
toute une chaîne de travail qui se met en place, raconte Stéphane Doudement, manipulateur
radio du CHU. Tout d'abord, les différents éléments du système offrent une facilité
d'utilisation très appréciable au quotidien. Par exemple, nous n'avons plus comme
auparavant à saisir, sur le pupitre du générateur, les paramètres d'exposition voulus, ce
que l'on appelle les kilovolts et les milli ampères seconde, puis à sélectionner, sur le système de numérisation, la région anatomique à radiographier pour que ce système
applique l'algorithme de reconstruction spécifique de cette région. Désormais, nous
sélectionnons directement la région anatomique souhaitée au niveau de la station de
travail NX, et tous les paramètres sont alors automatiquement programmés au niveau
du générateur pour réaliser l'incidence de cette région."
Une adaptation qui n'a pas dû se faire sans un sérieux apprentissage. "Effectivement, par
rapport au système précédent, ce système intégré a changé complètement notre façon
de travailler, précise Jean-Yves Sacre, autre manipulateur radio du CHU. Mais il est très
ergonomique. La station NX de post-traitement est ainsi facile à prendre en main, grâce
à un écran tactile très intuitif et fonctionnel. La même station sert à commander la lecture des détecteurs et à retraiter les images, alors que les systèmes classiques recourent parfois à deux stations de travail différentes."
"La rigueur du numérique implique d'être toujours très précis dans la communication
avec la machine. En revanche, le travail avec un système intégré numérisé est rendu
plus simple et plus agréable dans la pratique quotidienne, ajoute Stéphane Doudement.
L'intégration des différents éléments du système apportée par le DX-Si
permet d'optimiser toute la chaîne des opérations, depuis l'entrée des données démographiques du patient dans le système d'information de l'hôpital jusqu'à l'image finale. Tout se déroule dans le même espace, à proximité des patients. L'ensemble du
processus ne dure pas plus de deux à trois minutes par patient."
Le patient gagnant
Un gain de temps appréciable par rapport à d'autres dispositifs numérisés ? "Pour une
radiographie, c'est évidemment négligeable, mais sur une ou plusieurs journées de travail,
cela représente une marge de temps très sensible, précise Jean-Yves Sacre. Un
autre point important, c'est que cette procédure est parfaitement reproductible, indépendante des opérateurs, donc plus fiable scientifiquement ; c'est un gage d'égalité de
traitement pour tous les patients. "Le patient est gagnant pour plusieurs autres raisons,
poursuivent les manipulateurs."
D'abord, le délai de visualisation du cliché est beaucoup plus court que pour une radiographie traditionnelle, l'aperçu de l'image apparaissant immédiatement sur la station.
Ensuite, le processus numérisé et intégré est plus fiable sur le plan du diagnostic bien
sûr, mais aussi pour la sécurisation des données : le cliché obtenu est forcément associé
à l'identifiant du patient et la gestion des dossiers en est facilitée.
Agfa HealthCare propose d'ailleurs des systèmes d'archivage et de transmission des images
adaptés (PACS, Picture Archiving and Communication Systems).
"Du point de vue du patient comme des manipulateurs, une autre amélioration est notable : la polyvalence d'utilisation du système DX-Si, liée à la souplesse de positionnement
du détecteur du DX-S. Contrairement aux procédés à numérisation directe (DR, direct radiography) reposant sur une liaison entre un capteur plan à conversion directe ou indirecte et un système informatique de traitement du signal, pour lesquels certaines incidences sont très difficiles à réaliser, le système à détecteurs du DX-S permet des positionnements selon toutes les incidences. Un plus qui peut se révéler déterminant en radio d'urgence ou pour radiographier des fractures chez des enfants ou des personnes âgées.
Vitesse de lecture, qualité de l'image...
Le flux de travail et la fiabilité des opérations de radiographie sont également bonifiés par ce que les trois spécialistes jugent comme la qualité première du DX-Si. "La différence
fondamentale par rapport aux autres systèmes numériques de radiologie est à notre sens la vitesse et la qualité de la lecture des plaques, affirme Stéphane Doudement. C'est le seul lecteur sur le marché qui aille aussi vite - quelques secondes - pour donner l'aperçu de l'image réalisée, et permettre de vérifier si la radio correspond bien aux attentes.
Quelques secondes encore et le post-traitement fournit une image définitive que la station NX envoie directement au reprographe, et dans un futur proche directement au
médecin."
C'est le seul lecteur sur le marché qui aille aussi vite - quelques secondes - pour donner l'aperçu de l'image réalisée, et permettre de vérifier si la radio correspond bien aux attentes. Quelques secondes encore et le post-traitement fournit une image définitive que la station NX envoie directement au reprographe, et dans un futur proche directement
au médecin."
Mais attention ! Ce traitement ne s'opère pas au détriment de la qualité de l'image obtenue, souligne Thierry Havet : "La qualité des images est excellente, avec une forte résolution spatiale, et le diagnostic en est facilité. Ce perfectionnement primordial tient à la technologie Scanhead utilisée pour la lecture des plaques."
...mais dose réduite de rayonnement
Mieux, jusqu'à présent, qui disait amélioration de la qualité des images disait augmentation des doses de rayonnement émis, même si l'essor de l'imagerie numérique a permis de réduire sensiblement les doses délivrées. Ce n'est plus vrai, estime Thierry Havet. "Agfa HealthCare est le premier industriel à avoir mis sur le marché un système de radiologie numérisée qui améliore la précision de l'image et en même temps diminue la dose de rayonnement !" Un progrès capital pour les patients.
